Votre alimentation : amie ou ennemie ?

L’alimentation est fondamentale pour notre santé et en particulier pour notre système immunitaire. Il est donc nécessaire d’avoir une alimentation de qualité si l’on veut être en bonne santé, de préférence Bio. Voici un article paru dans la revue «L’ère nouvelle» n°221 pages 20 et 21. L’auteur est Mr Georges Conan-Delbos et son article est intitulé :

«Les pommes sont devenues des coquilles vides»

« Dans son numéro du 21 janvier 2015, notre estimé confrère Terraeco.net pose la question : Pourquoi une pomme des années 1950 équivaut à cent pommes d’aujourd’hui ?
La réponse est connue de longue date par tous ceux qui se soucient de la valeur de nos aliments, laquelle conditionne directement notre santé : les techniques de l’agriculture intensive ont complètement bouleversé les moyens dont les plantes elles-mêmes se  »nourrissent » des éléments qu’elles tirent du sol. On s’est extasié sur les résultats quantitatifs de cette agriculture qui ne respecte pas la nature, en affirmant qu’elle a permis de nourrir de plus en plus d’humains. C’était oublier que cela se faisait au détriment de la qualité nutritive des fruits et des légumes. Et nul doute que l’explosion des maladies dégénératives et auto-immunes découle directement de cette chute qualitative des végétaux que nous absorbons.

Car ceux-ci sont devenus des coquilles vides bourrées d’eau et de sucre, mais dépourvues des nutriments nécessaires à notre santé et à notre vigueur. De sorte que l’on peut se demander aujourd’hui combien il faut manger de fruits ou de légumes pour obtenir les mêmes apports nutritifs que ceux-ci nous apportaient il y a 50 ans.
Sommes-nous donc condamnés à  » manger toujours plus pour se nourrir de moins en moins », selon la formule inquiétante de Terra eco, qui nous précise qu’une  »dizaine d’études d’universités canadiennes, américaines et britanniques, publiées entre 1997 et aujourd’hui, font état d’une dégringolade de la concentration en nutriments dans nos aliments. »
Ces travaux sont résumés dans l’étude  »Still no free lunch » de Brian Halweil, chercheur au Worldwatch Institute et ils confirment l’essor de la  »calorie vide » : grasse, sucrée, mais inutile pour la santé. Même dans les aliments réputés sains, la teneur en vitamines A et C, protéines, phosphore, calcium, fer et autres minéraux ou oligo-éléments ont été divisés par deux, par vingt-cinq, voire par cent, en un demi-siècle. Pour retrouver les qualités nutritionnelles d’un fruit ou d’un légume des années 1950, il faudrait aujourd’hui en manger une demi-cagette.

100 fois moins de vitamine C !

Prenons l’exemple de la vitamine C, dont nul n’ignore le rôle capital quelle joue dans notre organisme, notamment pour fortifier notre système immunitaire. Eh bien il apparaît que là où une pomme d’autrefois, telle que la dégustaient nos grand-parents, ou même encore nos parents, leur apportait 400 mg de vitamine C, indispensable notamment à la fabrication et à la réparation de la peau et des os, une pomme d’aujourd’hui, comme par exemple la Golden standardisée qui envahit tous les étalages, ne nous en apporte plus que… 4 mg ! Oui, vous avez bien lu : cent fois moins! C’est à peine croyable.
 »Après des décennies de croisement, l’industrie agroalimentaire a sélectionné les légumes les plus beaux et les plus résistants, mais rarement les plus riches sur le plan nutritif », déplore Philippe Desbrosses, docteur en sciences de l’environnement à l’université Paris-VII et militant pour la préservation des semences anciennes.


Vitamine A: une orange hier = 21 oranges aujourd’hui


Tout aussi catastrophique, la diminution dramatique de la vitamine A, si précieuse pour notre vue et nos défenses immunitaires, qui est en chute libre dans 17 des 25 fruits et légumes scrutés par des chercheurs canadiens dans une étude synthétisée pour CTV News. Et sa disparition est déjà totale dans la pomme de terre et l’oignon qui n’en contiennent plus le moindre gramme. Il y a un demi-siècle, une seule orange couvrait la quasi-totalité de nos besoins quotidiens – les fameux AJR ( apports journaliers recommandés) – en vitamine A. Aujourd’hui, il faudrait en manger 21 pour ingurgiter la même quantité de la précieuse vitamine. De même, une pêche des années 1950 équivaut à 26 pêches aujourd’hui.


Fer : la viande en contient 2 fois moins


En ce qui concerne les sels minéraux, prenons les céréales : le blé, le maïs et le soja sont aujourd’hui plus pauvres en zinc, en cuivre et en fer qu’il y a cinquante ans. Appauvries par des décennies d’agriculture intensive et de sélections variétales, ces céréales réapparaissent dans l’auge de nos bêtes, qui par répercussion, se trouvent moins bien nourries que leurs ancêtres. En bout de chaîne, l’animal devenu steak apportera moins de micronutriments dans nos assiettes. Tel est l’effet domino identifié par le chercheur américain David Thomas. Dans son étude publiée dans la revue Nutrition et Health, il constate qu’à poids égal un même morceau de viande apporte deux fois moins de fer qu’un demi-siècle auparavant. Or, celui-ci sert à l’élaboration des globules rouges(et lui donne leur couleur). Avec cette diminution du fer, on peut dire que le consommateur moderne a  » du sang de navet ». D’autre part, selon Philippe Desbrosses : le lait  »a perdu ces acides gras essentiels ». Des acides indispensables à nos membranes cellulaires, à notre système nerveux et à notre cerveau et qui doivent impérativement nous être apportés par l’alimentation.

Quatre fois moins de calcium dans le brocoli !

Alors que ce chou venu du sud de l’Italie contenait 12,9 mg de calcium, ce précieux allié de la construction osseuse et de la coagulation du sang, par gramme en 1950, ils n’en renferment plus que 4,4 en 2003 , selon une étude de l’université du Texas, soit quatre fois moins. On n’ose imaginer ce qui lui en reste en 2015 ! Et ne comptez pas sur le brocoli pour compenser la carence en fer de votre steak, car il vous faudrait en mettre six fois plus dans la soupe pour obtenir les mêmes bienfaits que par le passé. Sur les 25 légumes étudiés par l’équipe de recherche canadienne, 80% ont vu leur teneur en calcium et en fer décliner.


Le bio est-il une solution ?

Selon Terra éco, les facteurs de ce déclin sont multiples. Des sols plus pauvres, des végétaux cueillis trop vite, des traitements de conservation plus fréquents, des croissances plus rapides dopées par les engrais et une réduction du nombre de variétés, sélectionnées pour leur résistance aux parasites et leur rapidité de croissance… Autant d’éléments imputables à une quête de meilleurs rendements. Résultat : »Pour le maïs, le blé et le soja, plus le rendement est important, plus le contenu en protéines est faible », note Brian Halweil, dans son étude. Même chose pour les concentrations de vitamine C, d’antioxydants et de bêtacarotène dans la tomate : plus les rendements augmentent, plus la concentration de nutriments diminue. Dernier espoir : »L’agriculture biologique peut contribuer à inverser la tendance », indique Brian Halweil dans son étude. De fait, à conditions climatiques équivalentes  »les aliments bios contiennent significativement plus de vitamine C, de fer, de magnésium et de phosphore que les autres ». Toutefois, le chercheur nous met en garde : »Si les agriculteurs bio développent un système riche en intrants avec des rendements comparables aux exploitations conventionnelles, le bio verra son avantage nutritionnel s’éroder. »

Ce qui est également très important, c’est que les produits, bio ou pas, ne soient pas cueillis avant maturité, car ils sont alors pauvres en toutes choses. On doit donc toujours choisir des aliments mûrs, produits de manière non intensive. Encore faut-il avoir le choix. Or, comme chacun sait, la plupart des fruits en vente dans les grandes surfaces sont cueillis avant maturité. C’est théoriquement pour faciliter le transport, le stockage et la distribution, ce qui est une absurdité, car tout cela est aujourd’hui relativement rapide, si bien que les fruits arrivent durs et sans goût sur les étals, ce qui limite considérablement leur vente, en tout cas auprès des personnes relativement attentives à la qualité de leur nourriture. En outre, le plus souvent, ces fruits verts s’abîment sans mûrir, surtout si on les remet au frigo pour la nuit.

Personnellement, je suis ulcéré par la mise en vente de pêches, de nectarines ou d’abricots non mûrs qui ne sont que des  »fantômes de fruits ». Et dois-je évoquer la prune ReineClaude, le plus délicieux des fruits lorsqu’il est mûr, et qui ne vaut rien du tout lorsqu’il ne l’est pas. Surtout, ne faites pas goûter à vos enfants des Reine-Claudes pas assez mûres ; ils en seraient dégoûtés pour la vie. En conclusion, si les gouvernements ne sont pas capables d’imposer l’agriculture biologique, nous allons au-devant de catastrophes sanitaires que rien ne pourra stopper. Sauve qui peut ! »


Voilà les résultats de l’agriculture intensive. Messieurs les agriculteurs, il serait temps de privilégier la qualité plutôt que la quantité.
On voit donc qu’il n’est pas si facile de bien se nourrir. C’est pourquoi, quoiqu’en disent les médecins, il est important de faire des cures de compléments multivitamines-multiminéraux.
Mais nous pouvons agir pour améliorer notre alimentation.
Commençons par éliminer les mauvaises habitudes : abus de calories, abus de graisses (charcuteries, pâtisseries …), abus de sucres rapides (confiseries, sodas, sucre blanc …), manque de fruits et légumes.
Quelques règles simples permettent d’améliorer très nettement la qualité de notre alimentation :
 Fruits et légumes à volonté  Céréales complètes (pain complet, riz complet …)  Préférez les viandes blanches aux viandes rouges  Éliminez le maximum de sucres  Buvez 1.5 litre d’eau par jour  Mangez du poisson une ou deux fois par semaine  Attention aux méthodes de cuisson : préférez la cuisson à l’étouffée ou à la vapeur douce  Des laitages avec modération, yaourts et fromages de préférence.  Prenez le temps de manger, dans une ambiance calme, en famille


Composition des repas de la journée


Petit-déjeuner

Il est obligatoire pour bien démarrer la journée et éviter l’hypoglycémie de fin de matinée. On doit y trouver :  une boisson : thé, café sans sucre et sans lait  des protéines : soja, jambon, œufs durs  des céréales : pain complet avec du beurre, du miel ou de la confiture  un jus de fruit ou mieux un fruit

Repas de midi

Il doit se composer de :  une portion de crudités  une portion de légumes verts  une portion de viande ou de poisson  un peu de fromage  un fruit .Buvez de l’eau ou du vin rouge de bonne qualité et en quantité raisonnable.


Le goûter n’est pas indispensable Cependant, si cela est nécessaire vous pouvez prendre un fruit ou une barre de céréales avec une boisson froide ou chaude.

Repas du soir


Il faut manger assez tôt dans la soirée (au moins deux heures avant de se coucher) pour faciliter la digestion. Le repas du soir doit être léger et Il doit se composer de: crudités ou soupe  féculents: riz, pomme de terre, lentilles, pâtes complètes  fruits, salade de fruits ou compote.

Suivez ces quelques règles faciles à appliquer et vous améliorerez très nettement votre état de santé.

A propos de la cuisson des aliments

La cuisson des aliments a des conséquences visibles sur l’aspect des aliments, leur goût ainsi que leur odeur. La cuisson des aliments a également des conséquences chimiques : destruction et transformation des molécules, formation de complexes, modification de la structure spatiale des molécules. Les effets nocifs de la cuisson La cuisson des aliments engendre la formation de produits complexes qui n’existent pas à l’état naturel et dont les propriétés et le devenir sont inconnus. Certaines substances issues de la cuisson sont cancérigènes. Les graisses animales cuites (viandes et produits laitiers) favorisent le cancer du sein et le cancer du colon. La consommation de certains aliments cuits (blé, maïs, lait, graisses animales) peuvent entraîner l’obésité, le diabète de la maturité et les maladies cardio-vasculaires.


Conséquences pratiques

L’utilisation de la cuisson doit tenir compte d’un fait: les modifications dues à la chaleur sont d’autant plus importantes que la température est élevée et que le temps d’exposition est long .Au dessus de 110°C, les aliments subissent des transformations importantes. Donc évitez le plus possible :  grillades et fritures 300 à 700 °c, four classique 300°c , cocotte-minute 140°c. Utilisez la cuisson à l’étouffée (il existe des casseroles munies d’un couvercle avec thermomètre permettant de contrôler la température des aliments) ou la cuisine à la vapeur douce.

Cas du four à micro-ondes

Il élève la température, pendant un temps très court, de 75 °c, bien en dessous des 110°c. Mais les produits chauffés aux micro-ondes subissent des modifications de structure subtiles mais certainement néfastes, ce qui déconseille l’usage du four à micro-ondes.


Les produits laitiers


Pendant plusieurs millions d’années, les précurseurs de l’homme puis l’homme lui-même ont absorbé un seul lait : le lait maternel. C’est après la domestication des animaux producteurs de lait que le lait animal est apparu dans notre alimentation, principalement le lait de vache. C’est surtout à partir du 19ème siècle que le lait de vache a pris la place prépondérante qu’il occupe actuellement dans la nutrition des enfants et des adultes.

Le lait de femme

Le lait de femme est adapté aux besoins du nouveau-né et du jeune enfant. Sa composition varie dans le temps en fonction des besoins de l’enfant :
colostrum les 5 premiers jours , lait de transition du 6ème au 15ème jour, lait mature du 16ème jour au 15ème mois. Au cours de la tétée, la composition du lait maternel varie également: la teneur en lipides augmente pour provoquer la satiété. Le lait maternel de femme est le meilleur aliment du nourrisson et du jeune enfant : par cette nourriture, il se bâtit un organisme sain.


Le lait de vache

Le lait de vache est adapté aux besoins du veau. Par exemple, il contient un assortiment de facteurs de croissance destinés à faire prendre au veau plus de 100 kilos par an. Ce n’est donc pas adapté à l’enfant humain. Le lait de vache permet au veau de fabriquer rapidement beaucoup d’os mais peu de cervelle. L’homme au contraire s’accommode d’une croissance osseuse lente, mais doit développer un cerveau volumineux et complexe : là encore nous voyons que le lait de vache n’est pas adapté à l’homme. Comparez l’estomac du veau avec ses quatre poches et son arsenal enzymatique à celui de l’homme avec sa poche unique et ses enzymes différents !!! La plupart des occidentaux, après avoir consommé des laits animaux pendant leur enfance, continuent à absorber de multiples produits laitiers durant toute leur vie. C’est un fait totalement anormal, créé par l’homme et qui n’a jamais été observé dans la nature.

Les effets néfastes du lait de vache chez l’enfant et l’adulte

Certains enfants et adultes ont une intolérance au lait de vache avec des troubles digestifs aigus. Le lait de vache et ses dérivés sont incriminés dans de nombreuses maladies :  polyarthrite rhumatoïde  diabète sucré juvénile  sclérose en plaques  certaines néphropathies  maladie de Crohn (maladie de l’intestin) En conséquence, essayez de réduire notablement votre consommation de produits laitiers à base de lait de vache. Ne vous inquiétez pas pour votre calcium, une alimentation sans produits laitiers mais suffisamment variée vous apportera les quantités nécessaires. Essayez les produits à base de lait de soja, le lait d’amande.

L’importance de l’eau

70% du poids de notre corps est constitué d’eau. L’eau diminue l’appétit naturellement, hydrate votre corps et aide le corps à métaboliser la graisse stockée. Les reins ne peuvent pas fonctionner correctement sans avoir suffisamment d’eau. Si les reins ne peuvent pas fonctionner normalement, c’est le foie qui se substitue à eux au détriment de sa fonction principale qui est de métaboliser la graisse stockée en énergie utilisable. D’où accumulation des graisses. Par ailleurs, quand votre corps ne reçoit pas assez d’eau, il le perçoit comme une menace à la survie et commence à s’accrocher à chaque goutte d’eau et à chaque goutte de graisse. Le plus souvent, quand vous avez faim, c’est parce que votre corps est déshydraté et non pas affamé d’aliments. Enfin, l’eau est une source d’éléments minéraux. N’attendez pas d’avoir soif pour boire . Buvez 1.5 litre d’eau par jour .

La qualité des aliments

Évitez au maximum les plats tout préparés. Ils contiennent trop d’additifs (colorants, conservateurs, sucres …) L’idéal serait de consommer des produits issus de l’agriculture biologique.
Malheureusement, cette forme d’agriculture est encore trop rare et ses produits d’un coût relativement plus élevé pour le consommateur. Il est nécessaire de favoriser ce type d’agriculture. En 2003, la Commission Européenne a présenté un ambitieux projet qui visait à diminuer progressivement les aides actuelles de la PAC (politique agricole commune) et à les réorienter vers le soutien à l’agriculture biologique et à l’élevage de qualité. Les objectifs étaient de limiter les atteintes à l’environnement causés par l’épandage massif d’engrais ou de pesticides et la surexploitation des nappes phréatiques. Malheureusement, la France, entre autres, représentée par Mr Chirac, pour qui la défense des agriculteurs était un fonds de commerce, a fait capoter ces propositions.

Que peut faire le consommateur face à ces décisions prises sans qu’on lui demande son avis ?

Nous avons les moyens d’agir pour que les choses changent. Internet est un formidable moyen d’action. Par exemple des citoyens responsables et décidés pourraient créer un site de propositions de loi. Chacun pourrait y présenter une proposition de loi sérieuse afin qu’elle soit étudiée par un maximum d’internautes. La proposition serait retenue si un maximum de personnes l’approuve. Les propositions de loi retenues seraient soumises à l’approbation des candidats à l’élection présidentielle qui s’engageraient ou non à les présenter à l’Assemblée Nationale avec les conséquences que cela aurait sur leur chance d’être élu.

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