Le vaccin anti-grippe: utile ou pas utile?

L’objectif de la vaccination est double. Premièrement, déclencher une réaction du système immunitaire contre un agent infectieux (virus ou bactérie). Deuxièmement, conserver la mémoire de cet agent infectieux afin de contrer toute infection ultérieure. Le vaccin est un agresseur modifié qui provoque une réaction immunitaire. Voilà pour la théorie. Notre système immunitaire réagit à la vaccination en fabriquant des anticorps dirigés contre l’agresseur.
Une personne en bonne santé physique et morale a un système immunitaire très efficace . En cas d’épidémie, elle fera partie de la grande majorité des personnes qui ne seront pas malades. Ces personnes qui ont un système immunitaire très performant se défendent toutes seules et n’ont donc pas besoin de vaccin. Par contre, une personne dont les défenses immunitaires sont diminuées, ne fabriquera pas suffisamment d’anticorps après la vaccination. Dans ce cas, le vaccin ne sera pas efficace.
Nous savons qu’avec l’âge, les défenses immunitaires diminuent. Le pourcentage de personnes produisant des anticorps suite à la vaccination contre la grippe n’est que de 31% dans la tranche d’âge 70-80 ans , 11% dans la tranche d’âge 80 ans et plus. Ceux qui ne produisent pas suffisamment d’anticorps ne sont pas protégés.
Donc le plus important est d’avoir un système immunitaire au maximum de ses capacités et nous verrons que nous avons de nombreux moyens pour cela.
La protection par le vaccin paraît très aléatoire et des études faites par des scientifiques montrent le peu d’efficacité du vaccin anti-grippe.
La collaboration Cochrane est une organisation indépendante réunissant des scientifiques. Ils publient dans la « bibliothèque Cochrane » des méta-analyses réalisées à partir d’études cliniques sélectionnées pour leur qualité.
Le Dr Tom Jefferson, épidémiologiste travaillant pour la Collaboration Cochrane, est l’auteur principal d’une méta-analyse publiée en 2010 (Jefferson t., Cochrane Database Syst Rev, 2010) , concernant le vaccin anti-grippe. Cette méta-analyse a été intitulée « Il y a peu de preuves accréditant la croyance selon laquelle la vaccination est efficace pour prévenir la grippe chez les adultes en bonne santé. »
Pour cette méta-analyse, 40 études cliniques réunissant plus de 70 000 sujets ont été sélectionnées. Le résultat de cette méta-analyse est sans appel : 1 personne sur 100 ayant été vaccinée fera une grippe contre 2 à 4 personnes sur 100 parmi celles n’ayant pas été vaccinées.
Cette étude montre également que la vaccination ne diminue pas le nombre d’hospitalisations, ni le nombre de journées de travail et elle ne réduit pas les complications comme la pneumonie, ni la transmission du virus.
En ce qui concerne les personnes âgées, la conclusion de la Collaboration Cochrane est la même: « On ne dispose pas de preuves solides accréditant la croyance selon laquelle la vaccination est efficace pour prévenir la grippe chez les personnes âgées ». Cela n’a rien de surprenant puisque la capacité à fabriquer des anticorps suite à une vaccination, diminue avec l’âge.
Nous pouvons donc conclure que la vaccination anti-grippe n’a pas beaucoup d’intérêt. Mais, en plus de son inefficacité, le vaccin aurait d’autres effets plutôt embêtants. En 2012, une étude randomisée a été publiée dans la revue scientifique Clinical Infectious Diseases . Près de 120 enfants, âgés de 6 à 15 ans ont été répartis en 2 groupes : un groupe vacciné contre la grippe et un groupe placebo. Un suivi de ces enfants pendant 9 mois a montré que le risque d’infections respiratoires causées par des virus autres que le virus grippal, avait augmenté de 440 % dans le groupe vacciné. L’explication la plus plausible serait que le vaccination anti-grippe entraînerait une baisse temporaire des défenses naturelles chargées de protéger les enfants contre les autres virus respiratoires.
En conclusion, le vaccin anti-grippe n’apparaît pas comme la panacée pour se protéger de la grippe. Comme pour toutes les infections, le meilleur moyen de se protéger est de tout faire pour avoir un bon système immunitaire. De nombreux moyens sont à notre disposition. C’est ce que nous allons voir maintenant en commençant par la description de notre système immunitaire.

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